Pourquoi les romans de Boris Vian nous font encore rêver aujourd’hui

Boris Vian

Boris Vian est sans aucun doute l’auteur iconique issu du XXe siècle. Ses centres d’intérêt s’étalent sur plusieurs domaines, dont l’écriture pour le théâtre, la littérature et la poésie. On peut également y compter la musique, le cinéma et la peinture. L’art est invraisemblablement son terrain de jeu. Son parcours professionnel étonne pourtant beaucoup de monde. Ses œuvres continuent de briller dans le milieu de l’art et à l’époque actuelle, ses écrits figurent parmi les préférés des lecteurs.

Qui est Boris Vian ?

Boris Vian est un artiste polyvalent. Il est le fils de Paul Vian et d’Yvonne Ramenez. Issu d’une famille aisée, il passe sereinement les premières années de son existence au sein du domaine familial. Boris Vian est venu au monde le 10 mars 1920, à Ville-d’Avray. Malheureusement, neuf ans après sa naissance, la famille tombe dans une chute financière considérable, qui a d’ailleurs affecté un bon nombre de lignées, à cause de la crise boursière de 1929. À partir de cet évènement, la vie de Boris rencontre des tournures assez maussades. La famille a été contrainte dans une habitation plus modeste. À seulement 12 ans, il est atteint d’une angine infectieuse qui est suivie d’un rhumatisme sévère. Tout en poursuivant son combat contre ces maux, les médecins lui annoncent une autre maladie, atteignant cette fois-ci son cœur : une insuffisance aortique. Malgré ses tourments, le jeune garçon doué obtient son baccalauréat issu du lycée Condorcet. Son cursus universitaire s’accomplit à l’École centrale des Arts et Manufactures. Il fait la connaissance de Michelle Leglise lors d’une surprise party et se marie avec elle en 1941. Cette relation durera onze années et se terminera par un divorce qui aboutit finalement dans l’accord et le calme venant des deux parties. C’est durant cette période que Boris Vian commence à affirmer ses talents. Boris y subit pourtant maintes épreuves, telle la disparition de son père. Paul Vian fut assassiné dans son foyer en novembre 1944, l’affaire n’a jamais été élucidée. Boris Vian se remarie en 1954 avec une danseuse suisse, Ursula Kübler. C’est cette vie agitée qui va animer sa plume et décorer ses pages. Son art continuera de nous faire rêver jusqu’aujourd’hui.

L’histoire artistique de Boris Vian

Boris Vian est fasciné par la musique, spécialement par le Jazz depuis son jeune âge. Après l’obtention de son baccalauréat, il s’offre une trompette et monte un groupe de Jazz avec ses frères. Son amour pour la musique s’en décuple alors. Durant ses débuts de relation avec Michelle Leglise, Boris commence aussi l’écriture de « Cent sonnets », un recueil de poésie, mais aussi une de ses premières œuvres. Michelle inspire un grand nombre des réalisations de son mari. En effet, son plus grand succès, le roman « Écume des jours », dérive de sa relation avec Leglise. L’histoire même de son existence se reflète à travers son art. Le 2 aout 1944, Boris Vian sort son premier single intitulé « Comme au bon vieux temps ». À cette époque, sa musique connait peu de succès, c’est seulement en 1950 que des boîtes ont reconnu et ont édité ses compositions.

Un auteur doué et mystérieux

Le style de Boris Vian suscite un très grand étonnement au niveau général. Il s’agit autant de son style artistique que de ses choix de vie. Boris, après ses études supérieures, s’affilie à l’AFNOR (Association française de normalisation). Ce choix ne correspondait aucunement à ses aspirations et ses passions qui tournaient principalement autour de la musique et de l’écriture. Apparemment, Boris voulait assurer un travail à revenu stable, en raison des évènements qu’il a vécus lors de son enfance. L’auteur d’Écume des jours est un amoureux des fêtes. Il embrassait la vie pleinement. Boris arborait des traits de caractère distinctifs, il aimait plonger son public dans des histoires très imaginatives, remplies de métaphores et de personnages fictifs. Boris n’hésitait pas à repeindre la réalité à son goût et à inviter ainsi ses lecteurs à le suivre dans ce monde enchanteur. Actuellement, on peut identifier ses œuvres sous différentes signatures. L’écrivain utilisait souvent des pseudonymes pour ses livres : Vernon Sullivan, Bison Ravi, Boriso Viana, Gilles Safran, Odile Legrillon, Claude Vernier. Boris est très connu à travers son penchant pour l’ironie. Il a l’art de raconter et de rendre les faits importants issus de la réalité, par des termes ténus et amoindris. Ces qualités peu communes, retrouvées aussi dans ses livres, captivent ses lecteurs et leur permettent de prendre la vie plus légèrement.

Un livre à succès : L’Écume des jours

L’Écume des jours est un roman/conte de Boris Vian publié en 1947. Durant cette période, le livre ne rencontre pas le succès espéré par son auteur. Effectivement, le nom de Boris Vian ne brille que longtemps après son décès qui est survenu le 23 juin 1959. Ce rebondissement s’est produit exactement durant la projection de la supposée adaptation de son roman « J’irai cracher sur vos tombes » à la salle de cinéma Marboeuf. L’Écume des jours raconte l’histoire de Colin et Chloé. C’est une histoire d’amour qui progresse dans des cadres très fictifs et remplis de métaphores. Colin est un jeune homme riche et amoureux. Chloé, quant à elle est l’heureuse élue du cœur de Colin, mais qui est par contre atteint d’une maladie : un nénuphar qui évolue dans sa poitrine droite. Colin dilapide donc sa fortune dans les soins de Chloé en lui achetant des fleurs et des fleurs. Le roman entre enfin comme l’espérait son auteur, bien que tard, dans La Pléiade en 2010. Jusqu’à ce jour, Boris Vian continue à nous émerveiller à travers les œuvres qu’il a laissées derrière lui. 

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