Isolation thermique : la clé d’une maison écoénergétique

Isolation thermique

Publié le : 14 janvier 20247 mins de lecture

En raison de la hausse du prix des énergies fossiles et des menaces qui pèsent sur le climat, les propriétaires ont tout intérêt à modérer leur consommation de kWh. Grâce à des travaux de rénovation thermique adaptés aux faiblesses spécifiques de votre logement, les factures s’allègent. De plus, cette démarche s’avère bénéfique pour l’environnement.

Comment améliorer l’isolation chez soi ?

Des travaux de cet ordre doivent découler d’un diagnostic fiable et méthodique. Une habitation énergivore présente bien souvent des fuites d’air chaud à plusieurs endroits. En été, ces mêmes zones rendent la maison inconfortable du point de vue thermique. Du rez-de-chaussée à la toiture, les sources de gaspillage énergétique ne manquent pas. Il faut donc se concentrer sur ces points, synonymes de grandes déperditions thermiques en hiver. Un toit à l’isolation défaillante équivaut à 25 voire 30 % des pertes en air chaud de toute la maison. En ce qui concerne les murs, le gâchis de kWh s’élève de 20 à 25 % du total. Il faut également opter pour une isolation efficace au niveau des portes et des fenêtres, qui cumulent 10 à 25 % des fuites. Le sol, quel que soit l’étage concerné, subit aussi des fuites de chauffage. Ces dernières représentent 7 à 10 % des kWh perdus à l’échelle du logement. À cela s’ajoutent les ponts thermiques ça et là, qui équivalent quasiment aux pertes d’air chaud du plancher (5 à 10%). Pour remédier à cette situation et optimiser votre confort thermique, il suffit d’entreprendre les améliorations nécessaires. Par le biais de lamaisondestravaux.com, vous trouverez sans peine des artisans sérieux et aptes à régler ces problèmes d’isolation. En vertu de la loi n°2019-1147, l’État encourage la baisse de la consommation des énergies non renouvelables. À cet égard, des objectifs ambitieux mais réalistes sont annoncés. La neutralité carbone prévue pour l’année 2050 n’est possible qu’avec la participation active des particuliers. Ceux-ci ont beaucoup à y gagner, en termes de confort à domicile. Avec une meilleure isolation thermique, les propriétaires vivent mieux chez eux et respirent à l’extérieur un air bien moins pollué. À l’horizon 2030, les énergies qui émettent des particules nocives doivent baisser drastiquement. L’État propose même des coups de pouce pour la rénovation énergétique.

Les travaux de manière concrète

Après un diagnostic rigoureux (qui est d’ailleurs impératif pour toute transaction immobilière), les zones à isoler en priorité sont localisées. Dans la majorité des cas, la toiture apparaît comme un élément certes protecteur, mais énergivore. Avec des combles perdus, c’est-à-dire vides, ou aménagés, la déperdition d’air chaud reste la plus importante de la maison faute d’isolation correcte. Le plus souvent, les professionnels optent pour une pose de matériaux isolants à l’intérieur. Les panneaux de laine de verre sont placés entre l’ossature qui soutient le toit, et les futures cloisons de la pièce si vous prévoyez d’aménager vos combles. Isoler par l’extérieur est une solution plus rare, même si elle permet un gain de place dans les combles. Il faut alors poser des bardeaux sur la façade, ce qui se révèle plus complexe, avec en outre des matériaux coûteux. L’isolation la plus habituelle, par l’intérieur, n’est pas réservée aux maisons en construction. Elle se réalise facilement dans le cadre d’une rénovation. Sitôt les travaux finis, la fin du gaspillage énergétique prend fin à ce niveau et cela se voit sur les factures. Si elle reste essentielle, l’isolation de la toiture ne suffit pas pour venir à bout des kWh gâchés dans toute l’habitation. Il faut également s’occuper des ouvertures, sources de ponts thermiques. Pour les fenêtres, un double (voire un triple) vitrage est recommandé afin de conserver une température agréable à l’intérieur. Les matériaux d’encadrement ont leur importance dans la performance énergétique de ces ouvertures. Enfin, il s’avère indispensable de veiller à une bonne isolation au niveau des planchers. Le parquet flottant, fréquent dans de nombreux logements, peut être thermiquement optimisé par trois types d’isolant. Des plaques de fibre constituent une solution parfaite en appartement. Elles conviennent aussi à l’étage, dans une maison individuelle. Contre l’humidité, la mousse et les films de polyéthylène forment un rempart très efficace.

Choisir des isolants plus naturels ?

Tout comme le choix d’énergies non fossiles, qui ont un pouvoir calorifique maximal, les isolants naturels sont des moyens d’allier isolation et écologie. Ces matières sont issues de végétaux ou d’origine animale. Leur impact sur l’environnement et leur bilan carbone s’avèrent intéressants. Les laines végétales connaissent un grand succès. Elles proviennent en général du lin ou du chanvre. Des matériaux comme la paille et le liège donnent d’excellents résultats en termes d’isolation thermique et phonique. Certaines formules associent des éléments naturels à des matières synthétiques, afin que les fibres soient bien reliées entre elles. Parmi les options d’isolation alternatives, les plumes de canard sont également appréciées. Il s’agit en réalité d’un mix qui comporte une majorité de plumes (70 % de l’ensemble), de la laine ovine (10 %) ainsi que des matières synthétiques. Ces dernières donnent de la consistance à cet isolant. Contrairement à la laine de verre, les plumes ne peuvent pas demeurer à l’air libre, sans parement. Elles se présentent sous forme de rouleaux ou de panneaux de différentes dimensions. Lorsque les plumes sont emballées, leur volume est relativement restreint. Une fois en place à l’endroit prévu, il augmente de 5 à 10 % en deux semaines. Polyvalent, l’isolant à base de plumes de canard convient aux combles perdus, non habitables, à certains plafonds ainsi qu’aux murs des habitations. Particulièrement compatibles avec les maisons en bois, ces plumes peuvent aussi servir à isoler des parquets flottants. Les occupants des lieux peuvent compter sur la longévité de cet isolant, qui supporte bien les variations thermiques sans se détériorer. Quels que soient le style, la configuration et l’âge de votre maison, vous trouverez l’isolation idéale et l’artisan à même de la réaliser.

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