Réseaux d’assainissement : la traque aux eaux parasites

La réduction des eaux dites parasites dans le réseau d’assainissement est un enjeu majeur pour les collectivités locales. Veolia Eau développe des solutions pratiques et innovantes à leur service, déjà mises en œuvre en Bretagne et Pays de la Loire.

Les réseaux d’assainissement constituent le premier poste de valeur patrimoniale pour de nombreuses collectivités locales. En France, le sous-sol regorge de près de 400 000 km de canalisations, dont 100 000 en unitaire, 200 000 en eaux usées, et près de 100 000 en pluvial*. Dans ce dédale, la réduction des eaux parasites dans les réseaux (celles qui n’ont pas théoriquement à y être… et qui surchargent les stations d’épuration) est une priorité.

C’est dans cet esprit que Veolia Eau a mis au point des outils innovants pour apporter des solutions éprouvées à ses clients :

– des outils de localisation (ou de sectorisation) des zones fortement soumises aux eaux parasites (par temps sec avec intrusion des nappes, par temps de pluie avec des mauvais branchements), débouchant sur des propositions de réhabilitation adaptées aux problématiques. À titre d’exemple, un dispositif particulièrement innovant et déjà testé avec succès en banlieue de Rennes (35) : un « buzzer » est mis en place dans le collecteur d’assainissement et la transmission (ou non) du bruit dans les différentes canalisations d’évacuation est réalisée à la place du système traditionnel de coloration de l’eau.

– des outils de surveillance et de calcul, à la fois du taux de collecte mais aussi des volumes et charges déversées. Autrement dit, il s’agit d’un diagnostic permanent et d’auto-surveillance réseau, intégrant des nouvelles technologies de mesure. Le réseau de Pornic (44) est actuellement en cours d’équipement de surveillance des surverses des postes de refoulement. Une surveillance du débit, mais aussi de la turbidité d’un réseau en théorie « pluvial », avec de la métrologie innovante est également en cours de validation.

– les outils de recherche et de sectorisation des sources de pollution transitant dans les réseaux. Toute une gamme de capteurs robustes a été mise au point. Il s’agit d’accumuler la pollution sur un support savamment choisi et plongé dans les eaux usées, qui permettra bientôt d’analyser des polluants tels que les HAP ou autres micro-polluants… La fameuse « pieuvre » pour traquer les micro-polluants aura bientôt des collègues…