Contre le H2S : une nouvelle innovation Veolia

Dans la lutte contre l’hydrogène sulfuré (H2S) dans les réseaux d’assainissement, Veolia est un acteur qui voit loin. En 2014, en complément de la mise en œuvre de plusieurs « Thiobox », l’activité Eau de Veolia dans la région Centre Ouest propose un nouvel outil innovant.

La « Thiobox », développée par Veolia, permet d’agir contre la prolifération d’H2S dans les réseaux d’assainissement. Avec une efficacité reconnue, qui lui vaut d’être de plus utilisée. Veolia Centre Ouest en a ainsi équipé cette année de nombreux réseaux, dont le panel de références ci-dessous, avec chacune leurs spécificités, est éclairant.

À Erquy (22), la mise en place d’un traitement et automate associé a supprimé toutes les odeurs nauséabondes pendant l’été.

À Pornic (44), une étude de modélisation globale de l’ensemble du réseau (et notamment les postes de refoulement en cascade !) a permis de trouver les sources principales des dégradations du patrimoine. Un diagnostic confirmé par des essais de traitement in situ.

À Saint-Gilles-Croix-de-Vie (85), après un diagnostic détaillé des sources de pollutions qui a fait apparaître que les solutions les plus simples ne sont pas toujours les plus adaptées !

Exemple de mise en œuvre : à gauche le témoin d’usure lors de sa mise en place, puis ce même témoin après dégradation et analyse en laboratoire ; Chiffres : les résultats du laboratoire après une exposition de 56 jours.

L’histoire continue : encore une innovation !

Il arrive souvent que la problématique de l’hydrogène sulfuré semble apparaître sur l’ensemble du réseau. Il n’est alors pas aisé de mesurer l’H2S avec des capteurs, notamment sur des périodes relativement longues. Veolia propose alors de mettre en place une innovation baptisée Corrotrack, basée sur des « témoins d’usure ». Il s’agit de coupons métalliques en acier doux, calibrés et pesés (au millième de gramme), installés tout au long du réseau d’assainissement. Après une exposition à l’hydrogène sulfuré, de quelques semaines à quelques mois selon les sites, ces coupons sont relevés et pesés, permettant ainsi de calculer une vitesse de corrosion qui sera proportionnelle aux teneurs moyennes d’H2S sur la période exposée.

Outre sa précision, l’intérêt pratique de cette « technologie » est qu’il est possible de multiplier les coupons (dans les bâches, à l’exutoire des refoulements, en réseau…) et de comparer les vitesses de corrosion entre ces différents points. Les points les plus critiques feront alors l’objet d’un diagnostic plus détaillé.