Barrages de Vilaine : l’eau sous haute surveillance

Connaissez-vous les barrages de haute Vilaine ? Ils sont trois, du côté de Vitré et Châteaubourg. Réserves d’eau potable (19 millions de m3) au service des 200 000 habitants du Pays Vitréen, ils sont également sous la haute surveillance d’une équipe de Veolia Eau qui assure un débit minimum de la rivière en été autant qu’elle minimise tout risque d’inondation.

Le 1er janvier dernier, le Conseil Général d’Ille et Vilaine a renouvelé un marché de cinq ans avec Veolia Eau pour la gestion hydraulique des barrages de haute Vilaine. Ces trois ouvrages situés sur le secteur de Vitré – La Valière (5,7 millions de m3), Haute-Vilaine (7,2 millions de m3), La Cantache (6,8 millions de m3) – ont été édifiés par le Département il y a quarante ans avec trois missions : constituer des réserves d’eau « brute » pour l’alimentation en eau potable, assurer un débit minimum obligatoire de la rivière lorsque les précipitations se font rares, et minimiser les risques d’inondations.

L’équipe de l’Unité Opérationnelle Veolia Eau de Châteaubourg, dirigée par Philippe Morel, suit en continu les courbes de niveaux de ces barrages pour trouver le « savant dosage » prévenant les périodes de sécheresse et veillant à leur bon remplissage pour assurer la quantité d’eau nécessaire à la production d’eau potable des usines de La Grange, La Billerie et Plessis Beucher (celle-ci est d’ailleurs en phase d’extension).

Un savant dosage

L’équipe de Philippe Morel se mobilise également sur les risques d’inondation. Les barrages doivent toujours être en mesure d’absorber des crues éventuelles, comme cela a été le cas cet hiver. En mars dernier, la capacité maximale des trois barrages a été atteinte suite aux fortes précipitations. Des risques de débordement et donc d’inondation étaient à craindre. Une batterie d’informations provenant de données météorologiques, d’outils de supervision et d’auscultation, de mesures piézométriques, a permis à l’équipe d’anticiper les débordements dévastateurs et de déclencher les « lâchers » adéquats afin d’éviter les inondations sur la ville de Châteaubourg. Dans cette ville où le lit de la Vilaine se rétrécit, le débit est monté à 69 m3/seconde le 12 mars, contre généralement lors de tels évènements 46 m3/seconde au maximum. Pompiers, maires, techniciens et élus du Conseil général : les autorités en alerte ont apprécié le travail impeccable de l’équipe de Châteaubourg qui a maîtrisé la situation de bout en bout… tout en préservant les réserves en eau pour l’été à venir !