Au cœur de la nuit à Rennes, un chantier tout en efficacité

5 h du mat’… Après une nuit de travail, le chantier est bouclé. Les équipes travaux de Veolia Eau à Rennes ont encore une fois accompli leur mission : poursuivre la rénovation du réseau d’adduction d’eau de la route de Lorient à l’entrée de Rennes. Pourquoi la nuit ? Pour garantir aucune perturbation d’un des axes de circulation automobile les plus fréquentés de la métropole bretonne. Reportage.

« Il n’y a pas de difficulté technique particulière à un tel chantier. Mais les conditions dans lesquelles on le mène sont, elles, très spécifiques. Nous sommes contraints de travailler de nuit pour une bonne part, afin de n’avoir aucun impact sur le trafic routier de cet axe majeur de circulation, avec 30 000 véhicules par jour et 474 entreprises dans le parc d’activité », explique Lionel Bossard, coordinateur travaux de l’agence Veolia Eau de Rennes. Le chantier consiste d’une part, à remplacer sur 1 800 mètres deux anciennes canalisations par une canalisation unique de 300 mm, en rive sud de l’axe routier. Il faut d’autre part, en assurer les branchements et raccordements, notamment avec 8 traversées des chaussées routières (5 voies). « Sans oublier évidemment de combler les tranchées et réaliser au fur et à mesure les raccords de bitume sur la chaussée, avec une grande attention à la sécurité. D’ailleurs, l’ensemble du chantier, balisage et travaux publics, est contrôlé par la DIRO* ».

Anticipation sans faille

De fait, pour les usagers, les travaux sont quasi invisibles, et plus encore indolores. Pendant plus de 3 mois (sur les 8 mois que durera le chantier, jusqu’en novembre prochain), les équipes Veolia Eau n’interviennent qu’à partir de 20 h, pour garantir la remise en circulation à 5 h le lendemain matin. « Il faut une certaine habitude de ce type de situation, poursuit Lionel Bossard, et les professionnels aguerris que sont Bruno Renault et Sébastien Lerouzic, les deux chefs d’équipe, savent mettre en place une organisation au plus précis. L’essentiel, c’est l’anticipation, qui doit être parfaite : on n’a pas de droit à l’erreur. Si on manquait de certains matériaux ou équipements en pleine nuit, pas question de passer un coup de fil pour se faire livrer en urgence ! »

Sans stress, de l’efficacité

Quand d’autres y trouveraient matière à stress, les équipes mobilisées par Veolia Eau vont jusqu’à apprécier ces conditions de travail. « Sur un axe routier aussi fréquenté, on y gagne en sécurité, ce qui permet de travailler avec plus de sérénité et d’avancer avec efficacité, » reprend Lionel Bossard. Bien entendu, les équipes – une petite quinzaine de personnes – s’organisent pour se donner un minimum de confort. Les moments de pause sont pris dans une base-vie assez « cosy », où sont également stockés matériaux et équipements. Le travail est cadencé de 20 h à minuit et de 1 h à 5 h… en général. « Le soir de la demi-finale de Coupe de France entre Rennes et Angers, qui s’est déroulée un mercredi sur le stade de la route de Lorient, nous n’avons bien sûr pas pu commencer à 20 h. Il a fallu attendre que les supporters quittent les lieux pour pouvoir commencer. » Longue est la nuit…