À Rennes, l’art fleurit sur le réseau d’eau potable

Les graffitis colorent la ville… et les postes de rechloration d’eau potable. À Rennes, des jeunes de quartiers ont trouvé des supports originaux pour leurs œuvres.

D’habitude, les créateurs de graffiti envahissent bon nombre de supports sur l’espace public pour façonner leurs œuvres. À Rennes, sur l’initiative de Christophe Martin, chargé du réseau d’eau potable Veolia Eau Rennes et en concertation avec les services de la ville, cinq stations de rechloration ont au contraire été proposées à des jeunes graffeurs de l’association Graffiteam dans le cadre de leur projet artistique.

Sous la responsabilité de l’animateur de l’association, une équipe de cinq jeunes, de 17 à 21 ans, issus de différents quartiers de Rennes, s’est mise à l’ouvrage sur cinq postes de rechloration en février dernier. Ce travail graphique a privilégié la thématique de personnages. Les croquis terminés, les couleurs ont été ajoutées et la mise en œuvre réalisée sur les supports. Deux heures sur chaque poste ont permis la transformation visuelle.

Ce travail valorise l’aspect extérieur des stations… et il semble être respecté dans la durée par les taggeurs « sauvages ». À partir de cette première expérience, on pourrait même imaginer reproduire cette initiative artistique à d’autres supports habituellement dégradés par les tags (baraques de chantier, armoires électriques, etc.). Comme quoi, l’art et les installations d’eau potable peuvent faire œuvres communes.